Journée internationale des femmes – Marisol TOURAINE revient sur 5 années de progrès en faveur des droits des femmes

Le Gouvernement a porté, ces cinq dernières années, des mesures importantes pour la protection sociale et la santé des Françaises : développement de l’offre d’IVG de proximité, suppression du délai minimal de réflexion, amélioration de l’accès à la contraception, garantie des impayés de pensions alimentaires, renforcement de la prévention à destination de l’entourage des femmes enceintes, prime d’activité… A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, revient sur cinq années de progrès en faveur des droits des femmes.

Si les femmes vivent plus longtemps que les hommes, elles ne sont pas épargnées par les grands défis de santé publique auxquels fait face notre société (tabac, alcool, maladies chroniques…). Elles doivent également relever des défis spécifiques : accès à la contraception et à l’IVG, stress, anxiété, troubles du comportement alimentaire, renoncement aux soins… C’est pourquoi, dès 2012, le Gouvernement a fait de la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes une de ses priorités. Un combat mené à travers la loi de modernisation de notre système de santé, mais également à travers la loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites, la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ou les différentes lois de financement de la sécurité sociale.

En 5 ans, le ministère des Affaires sociales et de la Santé a mis en œuvre de nombreuses mesures en faveur de la protection sociale et de la santé des Françaises. En voici quelques exemples :  

  • grâce à la garantie des impayés de pensions alimentaires, des mères peuvent compter sur le versement d’une pension ;
  • la prime d’activité, mise en place en 2016, a d’ores et déjà amélioré le quotidien de plus de 4,3 millions de foyers, 59 % des bénéficiaires sont des femmes ;
  • grâce à la réforme des retraites, tous les trimestres de maternité sont considérés comme cotisés. Les femmes ayant commencé à travailler jeune, qui se sont plus souvent interrompues dans leur carrière que les hommes, ont donc plus de possibilités d’accéder à la retraite anticipée ;
  • les sanctions, enfin appliquées dans les entreprises, permettent aux femmes victimes d’inégalités salariales de voir leur situation évoluer ;
  • depuis le 1er avril 2016, les actes nécessaires pour une IVG (consultations, analyses, échographies, etc.) sont pris en charge à 100 % par la sécurité sociale ;
  • pour délivrer une information neutre et objective sur l’IVG, plusieurs outils ont été développés :
  • un site internet, social-sante.gouv.fr, a été lancé en 2013 ;
  • en 2015, un numéro national d’information, anonyme et gratuit, sur les sexualités, la contraception et l’IVG (0800 08 11 11) a été mis en place ;
  • deux guides sont également mis à la disposition des femmes et des professionnels de santé : un guide IVG médicamenteuse pour les médecins et des sages-femmes ; un guide regroupant un éventail d’informations utiles à destination des femmes.
  • depuis le 1er janvier 2017, le paquet neutre sont les seuls paquets vendus dans les bureaux de tabac. Ils permettent de lutter contre  les stratégies marketing qui visent directement les femmes ;
  • depuis le 1er juillet 2016,  les  médecins  peuvent  pratiquer  le  tiers  payant avec  les  patients couverts à 100 % par l’assurance maladie, c’est-à-dire les femmes enceintes et les personnes en affection de longue durée (ALD) ;
  • la protection maternité/paternité des médecins libéraux est améliorée : les femmes médecins vont bénéficier d’une aide forfaitaire pouvant atteindre 3 100 euros par mois pendant trois mois ; les hommes bénéficieront d’une aide pouvant atteindre 1 116 euros par mois. Plus d’information ici.

« Participer à l’émancipation des femmes, ce n’est pas stigmatiser et rejeter une partie d’entre elles : les plus précaires, fragiles, isolées ! Ce n’est pas, comme le voudraient les réactionnaires, les intégristes, les obscurantistes, s’en prendre aux droits qui conditionnent leur liberté. Je pense notamment à l’accès à l’IVG, à l’existence des plannings familiaux, ou encore aux mesures de parité hommes-femmes et d’égalité salariale.

Sans relâche, nous continuons de nous dresser contre tous les conservatismes. Nous portons haut les valeurs de la gauche et des progressistes, des valeurs de laïcité, de respect, d’égalité. Ces valeurs, je les porte depuis 5 ans au sein de ce Gouvernement. J’ai fait de l’amélioration de la protection sociale et de la santé des femmes un objectif à part entière de mon action. Les actes sont là, nombreux, et ces bilans en témoignent ! Mais ils ne sont pas un point final, du chemin reste à parcourir. Ces transformations nous devons les poursuivre, avec la même détermination, avec des actions tout aussi fortes. » Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

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