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Vague de chaleur en France : Marisol TOURAINE rappelle les précautions à prendre en ce week-end de retours de vacances

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La France enregistre depuis le début de la semaine des températures très élevées. 43 départements ont été placés en vigilance orange canicule. Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, recommande aux personnes qui voyagent d’être particulièrement vigilantes dans les transports, notamment en prévoyant d’emporter pour tout déplacement en voiture ou en train des quantités d’eau suffisantes. La mobilisation de chacun et une vigilance particulière sont indispensables.

Alors que Météo France place 43 départements en vigilance orange, Marisol TOURAINE appelle chacun, mais surtout les personnes fragiles les plus à risques et leurs proches (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées ou malades à domicile, personnes dépendantes, femmes enceintes…), à adopter des réflexes simples pour lutter au mieux contre les conséquences de la chaleur. La vigilance s’impose, car après plusieurs journées de canicule les risques pour la santé augmentent.

  • Buvez régulièrement de l’eausans attendre d’avoir soif ;
  • rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps(au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • évitez de sortir ou de prendre la route aux heures les plus chaudeset passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (supermarché, cinéma, bibliothèque municipale, musée…) ;
  • évitez les efforts physiques;
  • maintenez votre logement frais(fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • pensez à donner régulièrement de vos nouvellesà vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
  • si vous connaissez des personnes âgées, handicapées ou fragiles qui sont isolées, prenez de leurs nouvelles régulièrement ;
  • consultez régulièrement le site de Météo-Francepour vous informer.

Pour vous accompagner sur la route :

  • des messages de prévention sont diffusés sur les panneaux lumineuxet sur les radios autoroutières (107.7 FM) et vous incitent à vous hydrater, à vous arrêter sur les aires et à faire des pauses fréquentes pour vous reposer ;
  • des prospectus de prévention sur la canicule sont par ailleurs mis à votre dispositionsur les aires de services.

La ministre rappelle que la plateforme téléphonique d’information « Canicule » est accessible au 0800 06 66 66, tous les jours, de 9h00 à 19h00 (appel gratuit depuis un poste fixe en France) pour répondre aux questions et informer sur les recommandations sanitaires à suivre en période de fortes chaleurs.

Pour en savoir plus :

Les principales recommandations en cas de fortes chaleurs, les outils de communication ainsi que les actions et les mesures mises en place par les pouvoirs publics sont disponibles sur le site internet du ministère des Affaires sociales et de la Santé.

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Convention médicale : un très bel engagement

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La signature de la convention médicale entre l’Assurance maladie et les médecins libéraux, notamment les généralistes, est une belle nouvelle, et chacun peut s’en réjouir. Elle traduit un engagement majeur en faveur de la médecine libérale et constitue le prolongement financier de la loi de modernisation de notre système de santé que j’ai fait voter en début d’année. Je salue la majorité de médecins qui s’est engagée et le rôle constructif du directeur général de l’assurance maladie, Nicolas Revel.

Cet engagement, il est évidemment financier, un milliard pour l’assurance maladie. On a beaucoup parlé de la revalorisation du tarif de la consultation des généralistes de 23€ à 25€, c’était une revendication forte des médecins. Elle est désormais actée, prise en charge par l’Assurance maladie et les complémentaires (donc cela ne coûtera rien aux patients).

Mais cette convention médicale est beaucoup plus qu’une question d’argent. Elle consacre d’abord la reconnaissance et la gratitude que portent le gouvernement avec  les Français à leurs médecins libéraux, ma reconnaissance personnelle aussi pour leur engagement sans faille au quotidien.

Elle acte ensuite que notre système de santé est entré dans une nouvelle époque, que la transformation engagée pour que le réflexe du tout hôpital s’efface grâce au renforcement de la médecine de ville – le fameux  » virage ambulatoire » autour du médecin traitant – est désormais bien installée. C’est le sens de la loi que j’ai portée, et les financements sont au rendez-vous.

Concrètement, les médecins vont pouvoir adapter la durée de la consultation aux besoins du patient, avec des tarifs différents, car certaines consultations sont plus complexes que d’autres et demandent plus de temps. Les spécialistes qui accepteront de prendre en charge un patient adressé par un généraliste dans un délai de 48 heures seront mieux rémunérés.

Cette convention donne aux médecins les moyens de s’engager davantage encore pour l’accès aux soins. Une aide à l’installation de 50 000€ permettra aux jeunes médecins de faire face aux investissements liés au début d’activité. Un contrat de transition permettra de faciliter la transmission d’un médecin proche de la retraite à un médecin plus jeune. Une aide financière à l’informatisation viendra soutenir les professionnels parallèlement à la mise en place du tiers-payant.

Quand je vois les réactions de la droite, je m’interroge : elle parvient à s’opposer à la Convention médicale, allant jusqu’à la qualifier « d’aumône » ! Une aumône à 1 milliard d’euros, allons donc !

Quand je lis son programme pour le prochain quinquennat, je m’inquiète : de sa légèreté d’abord puisque celui-ci annonce plusieurs mesures présentées comme révolutionnaires alors qu’elles existent déjà, par exemple la mise en place d’un plan autisme, la rémunération des actes de santé publique, la formation des étudiants en cabinet médical ou même l’autonomie des hôpitaux ; de son orientation, surtout : déremboursements à la pelle, affaiblissement de l’hôpital public, rôle accru des assurances privées, c’est la loi du chacun pour soi.

Attention, danger !

Marisol TOURAINE

 

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Convention médicale : « Une grande avancée pour les médecins et pour les patients » (Marisol TOURAINE)

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L’Assurance maladie et les représentants des médecins libéraux ont signé aujourd’hui la nouvelle convention qui régira leurs relations pendant les cinq prochaines années. Cet accord a été rendu possible par un engagement sans précédent de moyens par le Gouvernement pour revaloriser et moderniser les conditions d’exercice des médecins libéraux. Les orientations de ce texte traduisent la volonté de Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, de renforcer l’attractivité et la reconnaissance de l’exercice libéral. Pour la ministre, il s’agit d’une « grande avancée pour les médecins et pour les patients ».

L’Assurance maladie et les représentants des médecins libéraux ont signé aujourd’hui une nouvelle convention. Au total, près de 1,3 milliard d’euros supplémentaires seront investis chaque année dans la médecine libérale par l’Assurance maladie et les complémentaires santé. Cet effort sans précédent décidé par le Gouvernement marque la reconnaissance de la médecine de ville, et en particulier de la médecine générale, dans la prise en charge de nos concitoyens.

En encourageant le développement d’une médecine de proximité, cette nouvelle convention va permettre d’amplifier le virage ambulatoire de notre système de soins amorcé par Marisol TOURAINE dès 2012.

Ce texte prévoit notamment la revalorisation de la consultation de référence à 25 euros chez le généraliste dès le 1er mai 2017. Montant pris en charge par l’Assurance maladie et les complémentaires santé.

Au-delà de ces mesures de revalorisation de l’exercice médical libéral, cette convention contient de nombreuses mesures qui vont améliorer l’accès à des soins de qualité pour tous  dans le prolongement des mesures portées par la loi de modernisation de notre système de santé :

  • différents niveaux de consultations (25, 30, 46 et 60 euros) ont ainsi été définis pour permettre aux médecins d’adapter la durée de leur consultation aux besoins des patients en fonction de la complexité de leur situation médicale (enfants, malades chroniques, personnes âgées) ;
  • un nouveau forfait permettra également de mieux prendre en compte les caractéristiques des patients (âge, pathologie, etc.) pour renforcer le suivi au long cours par leur médecin traitant ;
  • pour renforcer l’accès à des soins rapides, la convention incite financièrement les praticiens à prendre en charge sous 48 heures un patient adressé par un de leur confrère ;
  • en complément des mesures portées par le Pacte territoire santé, la nouvelle convention va permettre de renforcer la lutte  contre les déserts médicaux, en instaurant une aide pouvant aller jusqu’à 50 000 euros pour les professionnels qui décideraient de s’installer dans ces zones ;
  • grâce au renforcement de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) les médecins pourront davantage se consacrer à la prévention (risques liés à la consommation de tabac et d’alcool, par exemple) ;
  •  des aides permettront enfin aux cabinets médicaux de poursuivre leur informatisation et d’alléger leurs tâches administratives. Les praticiens seront ainsi accompagnés financièrement dans la mise à jour des logiciels compatibles avec l’automatisation du tiers-payant généralisé, ce qui facilitera la mise en place de cette mesure prévue par la loi de modernisation du système de santé.

« Cette nouvelle convention marque la reconnaissance de la médecine libérale et en particulier des médecins généralistes dans notre système de soins. Je veux saluer l’engagement des représentants syndicaux dans les transformations portées par cet accord. Il s’agit là d’une grande avancée pour les médecins et pour les patients. » a indiqué Marisol TOURAINE.

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La polémique de tous les dangers


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Défendre des convictions, des valeurs, une vision de la société et du vivre-ensemble, au risque d’alimenter une polémique qui n’a que trop empoisonné le débat public. Ou se taire, en espérant l’apaisement mais en risquant l’embrasement, en laissant libre champ à la pente glissante sur laquelle est engagé notre pays. Cette interrogation m’a moi-même saisie à l’occasion de ce qui est devenu la « polémique burkini ». Mais aujourd’hui, se taire, c’est laisser croire qu’il n’y a pas d’autre chemin possible que celui des arrêtés d’interdiction qui ont été pris.

La Conseil d’Etat se prononcera en droit. Mais quoi qu’il en soit, le droit n’épuise pas le débat qui renvoie à nos valeurs, à notre conception de la société.

Disons-le tout net : voir des femmes se baigner habillées sur des plages françaises au XXIème siècle, c’est perturbant pour la femme de gauche, la féministe, que je suis. Comment ne pas y voir un retour en arrière ? Même si je constate, une fois de plus, que c’est sur les femmes que l’injonction de « discrétion » vient peser.

Mais faire comme si, en se baignant voilée ou en restant habillée sur une plage, on menaçait en soi l’ordre public et les valeurs de la République, c’est oublier que ces valeurs doivent précisément permettre à chacun de ne pas renier son identité. C’est oublier que la laïcité n’est pas le refus de la religion : c’est une garantie de liberté individuelle et collective. Elle ne peut pas et ne doit pas devenir le fer de lance d’une stigmatisation dangereuse pour la cohésion de notre pays.

Ce climat de haine, ces divisions attisées, le fanatisme en fait son carburant. Il est plus facile de convaincre des individus de se retourner contre un pays dont on leur fait croire qu’il les rejette. Et quand j’entends un ancien Président de la République mélanger immigration, religion et terrorisme, pour appeler à l’assimilation, j’enrage. Ce débat sur l’identité relancé ad nauseam est pernicieux et dangereux, précisément parce qu’il permet toutes les dérives.

L’intransigeance sur les principes de la République ne se discute pas. La fermeté totale quant au maintien de la religion comme un choix privé ne se brade pas. Le refus absolu des prêcheurs de haine, des mises en cause de nos valeurs et de notre laïcité, ne se négocie pas. Il y a un extrémisme islamiste dangereux, il doit être combattu dans le cadre de notre Etat de droit. Mais faire du port du voile l’expression d’un refus de la République, non. La vérité est que trop souvent, c’est la porte ouverte à tous les excès, à toutes les stigmatisations. Ce n’est pas la République pour laquelle je me bats.

Marisol TOURAINE

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Spécialités pharmaceutiques comprenant de l’acide valproïque (Dépakine® et dérivés) : Marisol TOURAINE annonce la mise en place d’un dispositif d’indemnisation pour les familles



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Le ministère des Affaires sociales et de la Santé a rendu publics aujourd’hui les premiers résultats d’une étude demandée en 2015 par Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, à l’ANSM et la CNAMTS pour évaluer l’exposition des femmes enceintes, entre 2007 et 2014, aux spécialités à base d’acide valproïque, comme la Dépakine® et ses dérivés. Compte-tenu des risques liés à ces traitements pour les femmes enceintes, la mobilisation de tous les acteurs sanitaires se poursuit et de nouvelles conditions de prescription et de délivrance vont être appliquées.
Par ailleurs, dans le cadre du plan d’action déjà annoncé en mars 2016 par la Ministre, sont notamment prévus la mise en place d’un fonds d’indemnisation des familles, ainsi qu’un pictogramme indiquant le danger de son utilisation pendant la grossesse, qui sera apposé sur les boîtes de Dépakine® et de tous les dérivés comprenant de l’acide valproïque.

Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, a rendu publics aujourd’hui les premiers résultats d’une étude réalisée à sa demande par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAMTS).

Cette étude a été présentée ce jour par le Directeur général de la santé à la Présidente de l’association APESAC (Aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anti-convulsivant). Sur la base des données de l’Assurance maladie, cette étude montre qu’entre 2007 et 2014, 14 322 grossesses ont été exposées à l’acide valproïque, avec une diminution de 42 % du nombre annuel de grossesses exposées sur cette période.

Cette baisse du nombre de grossesses exposées, bien que significative, montre un niveau de prescription qui reste globalement élevé.
Le deuxième volet de cette étude portera sur les enfants issus des grossesses exposées ainsi identifiées.

Cette étude porte sur une période antérieure aux principales mesures prises dans le cadre du plan d’action engagé par la Ministre des Affaires sociales et de la Santé pour renforcer la prévention des risques pour les femmes enceintes. Ses résultats confirment l’importance de ce plan d’action et du renforcement des mesures entreprises.

Dans le cadre du plan d’action déjà annoncé en mars 2016, et au vu de ces résultats, Marisol TOURAINE annonce aujourd’hui :

· la mise en place effective dans les six mois du protocole national de dépistage et de signalement (PNDS) en cours d’élaboration, qui permettra une prise en charge en totalité par l’Assurance maladie des soins des patients identifiés dans le cadre ce programme ;
· sur la base des travaux issus de la mission d’expertise juridique lancée au mois de mars, la mise en place d’un dispositif d’indemnisation pour les victimes, qui sera voté au Parlement d’ici la fin de l’année dans le cadre des lois financières. La mission d’expertise juridique sera amenée à rencontrer prochainement le laboratoire Sanofi ;
· le renforcement de l’information liée à la prise de médicaments contenant de l’acide valproïque au cours de la grossesse : un pictogramme indiquant le danger de son utilisation pendant la grossesse, conçu en lien étroit avec l’association APESAC, sera apposé sur les boîtes de médicaments en plus des mentions d’alerte déjà existantes dans les six mois (compte tenu des délais de fabrication des boîtes) ;
· la création d’un système d’alerte dans les logiciels d’aide à la prescription et à la dispensation utilisés par les médecins et les pharmaciens ;
· l’élargissement des mesures de précaution aux autres traitements de l’épilepsie et des troubles bipolaires : l’ANSM réévaluera ainsi 21 substances actives pour le traitement de l’épilepsie. Cette réévaluation sera également mise en place pour les traitements des troubles bipolaires, pour lesquels l’utilisation d’acide valproïque sera rendue plus contraignante. Un suivi prospectif de l’ensemble des antiépileptiques sera réalisé en lien avec l’APESAC ;
· par ailleurs, la proposition de registre national des malformations congénitales, créé à partir de la fédération des six registres existants, sera présentée lors de la prochaine réunion du Comité stratégique des registres, le 4 octobre prochain. Le cahier des charges finalisé est prévu pour novembre prochain ;
· le renforcement des mesures de réduction du risque pour l’acide valproïque, en poursuivant la communication vers les professionnels de santé, l’information des patientes et les études en cours.

Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des actions menées depuis 2013 par la Ministre pour renforcer la prévention des risques associés à la prise d’acide valproïque ou d’autres médicaments au cours de la grossesse, mais également pour organiser un diagnostic et une prise en charge adaptés pour les patients.
Marisol TOURAINE recevra à nouveau la Présidente de l’APESAC en septembre. La Ministre rappelle son engagement, sans faille, auprès des familles et suivra avec une extrême vigilance la bonne mise en œuvre de ces mesures auxquelles l’APESAC restera étroitement associée.

Pictogramme indiquant le danger de l’utilisation d’acide valproïque au cours de la grossesse :

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Lien vers l’étude complète et sa synthèse

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Communiqué de presse : la prise en charge par la Sécurité sociale a augmenté et le reste à charge pour les patients diminue

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Depuis 2012, les conditions d’accès aux soins sont une priorité pour ce gouvernement, qui a permis de meilleurs remboursements par la sécurité sociale, fait baisser les dépassements d’honoraires et engagé une politique qui doit permettre d’enrayer la hausse continue de certains tarifs. Contrairement à certains propos de presse, la prise en charge des Français en matière de santé s’est améliorée. Au moment où les candidats à la primaire de la droite annoncent des franchises médicales, des baisses de remboursement par l’assurance maladie et une plus grande liberté tarifaire, Marisol TOURAINE rappelle l’engagement du gouvernement à l’égal accès à la santé de tous, qui repose d’abord sur l’assurance maladie solidaire et non des assurances complémentaires qui remboursent d’autant plus lorsque nous les payons plus cher.

1) La prise en charge par la sécurité sociale a augmenté continûment depuis 2012, comme le montrent les comptes de la santé : la prise en charge solidaire est passée de 77,2 % en 2011 à 78 % en 2014.

Dans le même temps, la part à la charge des ménages, après intervention de l’assurance maladie et des complémentaires, a diminué : elle est passée de 9,1 % en 2011 à 8,5 % en 2014. Cela représente un gain de pouvoir d’achat de plus de 1 milliard pour les ménages.

Ainsi, les franchises médicales ont été supprimées pour les 1,2 million d’assurés modestes bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé. Le gouvernement a instauré la prise en charge à 100 % de plusieurs actes (contraception pour les mineures, dépistage organisé du cancer du sein, interruption volontaire de grossesse). Il a permis un accès rapide aux nouveaux traitements contre l’hépatite C.

2) Les dépassements d’honoraires ont baissé depuis 2012 alors qu’ils avaient explosé depuis 15 ans : alors que le dépassement moyen était passé de 38 % en 2000 à 56 % en 2011, il est passé à 53 % en 2015. Cela tient à la détermination forte du gouvernement et à l’engagement d’un nombre croissant de professionnels dans les contrats d’accès aux soins qui, en échange de la modération des tarifs, permettent de mieux rembourser les patients. Un tiers des médecins de secteur 2 se sont engagés dans cette démarche.

3) La mise en place des contrats responsables a deux objectifs : mieux couvrir les dépenses de tous et éviter l’escalade des tarifs pratiqués par quelques-uns. Pour la première fois, les assurances complémentaires sont obligées de proposer une prise en charge minimale pour les lunettes par exemple, et de prendre en charge le forfait journalier hospitalier sans limite de durée. Avant la réforme 34 % des contrats ne prenaient en charge ce forfait que pour une durée limitée, laissant des coûts élevés à la charge des patients en cas de séjour long à l’hôpital.

4) Mieux prendre en charge, c’est aussi limiter l’escalade de certains tarifs. Trop souvent, des patients se voient demander le montant du remboursement de leur mutuelle par un professionnel qui ajuste ses tarifs en conséquence. Pour cette raison, il faut limiter les prises en charge complémentaires les plus élevées. Seulement 12 % des assurés paient des dépassements allant au-delà des plafonds de remboursements encadrés, ce qui veut dire qu’ils payent des soins à des tarifs qui sont 2, 3 voire 4 fois ceux de l’assurance maladie. Seule une partie d’entre eux de toute façon bénéficiait avant la réforme d’une couverture complémentaire allant jusqu’à ces niveaux.

Le gouvernement a la volonté de protéger l’accès à la santé de tous, en améliorant la prise en charge par l’assurance maladie et en favorisant des tarifs raisonnables et adaptés. Le débat est clairement posé face à ceux qui veulent que ceux qui ont des revenus élevés soient mieux remboursés. Pour ce gouvernement, la justice passe par l’égal accès aux soins de tous.

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Marisol TOURAINE rend effectifs les nouveaux droits des personnes en fin de vie

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Les nouveaux droits des personnes en fin de vie sont désormais pleinement effectifs. Trois textes réglementaires signés par Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et publiés ce matin au Journal officiel permettent l’application de la loi du 2 février 2016, qui consacre le droit de chaque personne à demander une sédation profonde et continue jusqu’à son décès, dans certaines conditions. « Souhaitées par le Président de la République, longuement et largement concertées, les mesures qui entrent aujourd’hui en vigueur représentent une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l’individu. Elles constituent, sur un sujet aussi intime, le point d’équilibre qui rassemble le plus largement dans la société française », a déclaré Marisol TOURAINE.

Un premier décret précise les conditions dans lesquelles peuvent être décidés l’arrêt des traitements et la mise en œuvre de la sédation profonde et continue jusqu’au décès de la personne, nouveau droit ouvert par la loi du 2 février 2016.

Un second décret et un arrêté fixent les critères de validité des directives anticipées, déclaration écrite par laquelle chaque individu peut indiquer à l’avance s’il souhaite limiter ou arrêter les traitements qu’il pourrait recevoir en fin de vie, au cas où il deviendrait alors incapable d’exprimer sa volonté. Un modèle type mais facultatif est proposé dans l’arrêté pour établir cette déclaration.

Pour promouvoir ce modèle des directives anticipées et permettre à chacun de s’approprier ces nouveaux droits, la ministre lancera à la fin de l’année une campagne d’information auprès des professionnels de santé, puis du grand public, sous l’égide du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie. Cette initiative viendra compléter les actions inscrites dans le Plan national 2015-18 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie, présenté fin 2015 par Marisol TOURAINE et déjà largement engagé (toutes les actions du plan ont été initiées et plus d’un tiers auront été réalisées avant fin 2016, grâce à la mobilisation de 120 acteurs du champ sanitaire et médico-social).

 

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Décès d’un résident de l’EHPAD du Centre hospitalier André Rosemond de Cayenne

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Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Pascale BOISTARD, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes Agées et de l’Autonomie, ont appris avec une profonde tristesse le décès d’un résident de l’Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du Centre hospitalier André Rosemond de Cayenne, dans l’incendie de sa chambre mardi soir. Les ministres adressent leurs plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Les personnes qui se trouvaient dans les chambres voisines ont été évacuées et relogées dans des chambres de l’EHPAD qui se trouvaient vacantes. Il n’y a pas eu d’autres personnes blessées par l’incendie, aussi bien parmi les résidents que parmi les personnels de l’établissement. Les ministres expriment toute leur solidarité aux résidents, mais aussi aux équipes de l’EHPAD et du Centre hospitalier, profondément choqués par ce tragique accident. Une prise en charge psychologique a été mise en place immédiatement par les psychiatres du Centre hospitalier pour les résidents et leurs familles, ainsi que pour le personnel.

Afin de faire toute la lumière sur les circonstances de l’incendie, Marisol TOURAINE a demandé à l’Agence régionale de santé (ARS) de Guyane de mener une inspection sur place dans les plus brefs délais. Ses résultats seront rendus publics et la ministre prendra, sur cette base, les mesures qui s’imposent. La ministre veillera en outre à ce que tous les moyens soient mobilisés pour faire progresser l’enquête judiciaire ouverte à ce sujet.

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L’allocation de rentrée scolaire versée à 2,8 millions de familles à partir du 18 août : Marisol TOURAINE et Laurence ROSSIGNOL simplifient encore les démarches

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L’allocation de rentrée scolaire (ARS) sera versée à partir du 18 août à plus de 2,8 millions de familles.[1] Elle aide les parents aux revenus modestes[2] qui ont des enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans à assumer le coût de la rentrée. Revalorisés de 25% en août 2012 par le Gouvernement, les montants de l’allocation de rentrée scolaire s’élèvent cette année à :

  • 363 € pour les enfants de 6 à 10 ans ;
  • 383,03 € euros pour les enfants de 11 à 14 ans ;
  • 396,29 € euros pour les enfants de 15 à 18 ans.

Pour simplifier la vie des parents, Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Laurence ROSSIGNOL, Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes, poursuivent la simplification du dispositif :

  • les parents d’enfants de 6 à 15 ans n’ont aucune démarche à accomplir : les CAF versent automatiquement l’ARS aux familles déjà allocataires qui remplissent les conditions ;
  • les parents d’adolescents de 16 à 18 ans n’ont plus l’obligation de fournir un justificatif de scolarité : il leur suffit de confirmer en ligne sur le site www.caf.fr que leur enfant est toujours scolarisé, étudiant ou apprenti pour la rentrée 2016 ;
  • enfin, pour les enfants qui entrent en CP cette année mais qui n’auront 6 ans qu’en 2017, la famille récupère directement le certificat de scolarité auprès de l’école et l’envoie à la CAF ;
  • cette année, les familles n’ayant pas de dossier à la Caisse d’allocations familiales (CAF) peuvent télécharger leur demande d’ARS sur le site Internet www.caf.fr.

Le versement de l’allocation de rentrée scolaire soutient le pouvoir d’achat des familles et contribue à offrir à chaque enfant, quel que soit son milieu social, des chances égales de réussite. Les mesures de simplification poursuivies et amplifiées cette année par le Gouvernement et la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) améliorent l’accès des familles à cette aide.

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Remise du rapport IGAS sur l’affaire « Dentexia » : Marisol Touraine annonce des mesures pour renforcer la prise en charge des patients

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L’inspection générale des affaires sociales (IGAS) vient de remettre à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, ses premières recommandations visant à améliorer rapidement la situation des patients souffrant de soins mal ou incomplètement réalisés, suite à la mise en liquidation judiciaire des centres de santé dentaire Dentexia.

Marisol Touraine décide dès à présent la mise en œuvre de plusieurs de ces mesures :

  • Une prise en charge financière renforcée par les pouvoirs publics, grâce à une mobilisation exceptionnelle du fonds d’action sociale de l’assurance-maladie.

Une aide financière sera versée aux patients connaissant, en raison de l’importance des soins à réaliser et de leurs ressources, des difficultés à assumer ces frais. Le dispositif sera opérationnel avant la rentrée.

La ministre appelle par ailleurs les professionnels à faire preuve de responsabilité en proposant des tarifs accessibles aux patients et compte sur l’implication forte de l’ordre des chirurgiens-dentistes à ce sujet.

  • Au-delà de la mobilisation indispensable des professionnels libéraux et des centres de santé dentaires, les agences régionales de santé (ARS) concernées vont renforcer la prise en charge par les centres hospitalo-universitaires et les facultés dentaires. Les modalités d’accueil des patients concernés seront adaptées pour faciliter la prise en charge dans les services d’odontologie. L’objectif est de permettre une reprise des soins le plus rapidement possible.
  • Un « conseiller en charge de la reprise des soins », le Professeur Robert GARCIA,doyen de l’UFR d’Odontologie de l’université Paris Diderot, a été désigné pour renforcer le dialogue avec les professionnels et assurer des échanges avec le collectif de patients.

La mission de l’IGAS se poursuit pour examiner les révisions souhaitables du code de la santé publique et apporter une réponse globale à la régulation de l’offre garantissant la qualité et la sécurité des soins dentaires.

Ces décisions viennent s’ajouter aux mesures immédiatement prises par la ministre et qui ont permis de recenser, écouter et informer les patients et de permettre la réalisation d’un bilan bucco-dentaire intégralement pris en charge par l’assurance-maladie.

« Les patients peuvent compter sur la mobilisation du ministère et sur mon implication personnelle à leurs côtés », a déclaré Marisol Touraine.

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Vague de chaleur en Indre-et-Loire : Marisol TOURAINE à la crèche « l’île aux trésors »

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Marisol Touraine s’est rendue dans les locaux de la crèche « l’île aux trésors » à Chambray-lès-Tours à l’occasion de la vague de chaleur en Indre-et-Loire mardi 19 juillet. A cette occasion, elle a rappelé les précautions à prendre en cas de canicule, notamment pour les enfants et les personnes âgées.

Retrouvez ici l’article de la Nouvelle République.

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Marisol TOURAINE invitée de Jérôme CHAPUIS sur RTL

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Marisol TOURAINE était l’invitée de Jérôme CHAPUIS, mardi 19 juillet, dans la Matinale de RTL.

Elle a répondu à ses questions sur l’attentat de Nice, l’épisode caniculaire…

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Marisol TOURAINE annonce des soins 100% pris en charge dès maintenant pour les victimes des attentats


En déplacement à Nice après le terrible attentat du 14 juillet, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a annoncé que toutes les victimes d’attentats bénéficieraient, à partir d’aujourd’hui, de soins intégralement pris en charge. Pour la ministre, cette mesure représente « un engagement nécessaire de la solidarité nationale en faveur de celles et ceux qui éprouvent, dans leur chair, la violence de la barbarie terroriste ». C’est, en outre, « la garantie d’une prise en charge simplifiée et continue, sans rupture de parcours, pour les victimes des attentats ».

Après les attentats du 13 novembre, les victimes ont pu bénéficier d’une prise en charge totale et sans avance de frais des soins liés aux attentats, pour une période d’un an, sur la base des tarifs de la Sécurité sociale. Le reste des dépenses de soins devait être ensuite indemnisé via le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et la Caisse nationale militaire de sécurité sociale.

Marisol TOURAINE prend aujourd’hui l’engagement suivant, à effet immédiat : l’Assurance maladie prendra désormais en charge l’intégralité des dépenses des victimes pour les soins liés aux attentats, c’est-à-dire y compris les dépassements d’honoraires, et ce au-delà de la période d’un an initialement définie.

La ministre garantit ainsi aux victimes la gratuité totale des soins liés aux attentats pour la durée nécessaire à leur rétablissement.

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Attentat de Nice : Point sur les blessés et la mobilisation des moyens de santé

Les principaux hôpitaux de Nice et des villes proches ont été mobilisés dès jeudi soir pour faire face à l’afflux de blessés. Une cellule d’accompagnement psychologique a été mise en place pour accompagner les victimes et leurs proches. Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, salue de nouveau la mobilisation exceptionnelle des professionnels de santé et des services des hôpitaux pour soigner et accompagner les nombreuses victimes de cet effroyable attentat.

Bilan de la prise en charge des blessés

Suite à l’attentat survenu à Nice dans la soirée du 14 juillet 2016, 303 patients ont été pris en charge dans les établissements ments de santé de Nice (Centre hospitalier universitaire de Nice, hôpital Lenval, clinique du Parc Impérial, clinique Saint-Georges) et des villes à proximité (Antibes, Cagnes-sur-Mer, Cannes, Grasse, Saint-Laurent-du-Var). Parmi ces 303 patients, une centaine s’est présentée dans les hôpitaux depuis hier midi. 121 personnes restent hospitalisées, dont 30 enfants à l’hôpital Lenval. 26 personnes sont encore en réanimation, dont 5 enfants.

Bilan des moyens de santé déployés

Immédiatement après l’attaque, les autorités sanitaires ont déployé des moyens importants pour prendre en charge les victimes et leurs proches.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice a activé son Plan blanc, un dispositif de mise en alerte des hôpitaux impliquant notamment la coordination des services d’urgence, une réorganisation des capacités, le rappel de personnels, pour faire face à l’afflux de blessés. Ce dispositif a été levé aujourd’hui.

Un dispositif de prise en charge médico-psychologique, incluant un dispositif spécifique à destination des enfants, a été mis en place sur trois sites à Nice afin d’accompagner les familles et les patients impliqués : il a permis de prendre en charge environ 300 personnes à ce jour. Au sein du dispositif de prise en charge médico-psychologique, 30 professionnels de santé (médecins psychiatres, psychologues et infirmiers) sont actuellement mobilisés : 10 professionnels supplémentaires viendront renforcer ce dispositif dès demain. Toute personne, à Nice ou ailleurs en France, qui aurait besoin d’une assistance médico-psychologique peut bénéficier d’un soutien similaire en contactant le Samu-Centre 15.

5 réservistes (4 infirmiers et 1 psychologue) de l’Agence nationale de santé publique (ANSP) et 3 professionnels de la Cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) de Paris ont enfin été mobilisés pour contribuer au travail de la cellule interministérielle d’aide aux victimes (CIAV).