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Marisol TOURAINE avec François HOLLANDE au Congrès national des Sapeurs-Pompieurs

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Marisol TOURAINE a accompagné François HOLLANDE, samedi 24 septembre 2016, lors du Congrès national des Sapeurs-Pompiers organisé à Tours, en présence de Bernard CAZENEUVE, Ministre de l’Intérieur, des parlementaires tourangeaux et de nombreux élus locaux.

A la suite de la prise d’armes, ils ont visité les stands du salon, salué les différents organisateurs, avant de conclure le Congrès avec un discours du Président de la République.

Cliquez sur le cliché ci-dessous pour voir les photos de cette visite.

Congrès national des Sapeurs-Pompiers à Tours

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Commission des comptes de la Sécurité sociale : intervention de Marisol TOURAINE

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Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Christian ECKERT, Secrétaire d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics, ont présenté ce matin le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2017.

Les ministres ont, à cette occasion, annoncé une nouvelle réduction massive du déficit de la Sécurité sociale en 2016. Cet effort sans précédent permet d’envisager un retour à l’équilibre du régime général dès l’année prochaine. Le gouvernement démontre ainsi son engagement pour assainir les comptes de la Sécurité sociale, condition-même de sa pérennité.

Vous pouvez lire le discours de Marisol TOURAINE ci-dessus et télécharger le dossier de presse en cliquant ici.

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Monsieur le Ministre,
Mesdames, messieurs,

J’ai présenté ce matin à la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS) l’avantprojet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2017. Ce rituel, nous y sommes toutes et tous bien rompus. Mais nous savons combien il revêt, cette année, une importance particulière. Parce qu’il s’agit du dernier PLFSS présenté au cours de ce quinquennat. Le moment est donc venu de mesurer l’étendue du chemin parcouru et l’efficacité de l’action conduite depuis 2012.

Importance particulière, aussi, parce que les réformes ont été nombreuses, elles ont mobilisé l’ensemble des acteurs du système de santé. Après 4 années d’amélioration des comptes, grâce à la mobilisation de nos professionnels de santé, je veux saluer celle-ci et l’accompagner financièrement.

Et puis, ce texte est important parce qu’il intervient dans un moment où les attaques contre notre modèle social se multiplient. Je ne dirai rien ici du cadre politique dans lequel elles s’expriment – vous l’avez toutes et tous en tête – mais je veux insister sur la philosophie qui les sous-tend : celle du grand bond en arrière. L’idée selon laquelle il faudrait à tout prix déconstruire notre protection sociale en rognant sur les droits sociaux des Français.

Aujourd’hui, je veux dire aux Français qu’ils peuvent plus que jamais avoir confiance dans l’avenir de leur protection sociale. Je veux leur dire qu’ils peuvent désormais compter sur une nouvelle donne sociale.

I. Les efforts d’économies que nous avons assumés depuis 2012 ont payé : le redressement des comptes est là

Il suffit de se projeter 5 ans en arrière pour le mesurer. Il y a cinq ans, la sécurité sociale perdait 21 milliards d’euros – 17,5 milliards pour le régime général – et les Français ne voyaient pas le bout du tunnel. Pire, ce déficit abyssal, lié à des années d’errements, servait à justifier le démantèlement de leurs droits sociaux. Franchises, déremboursements, forfaits… C’était le temps du « faire payer plus en protégeant moins ».

En 2012, j’ai pris cette situation à bras le corps. J’ai assumé. Assumé de dire que la situation était grave. Assumé de dire qu’il faudrait des efforts. Jamais par plaisir, mais toujours par responsabilité. Parce que l’équilibre de la sécurité sociale, c’est la condition-même de sa pérennité, et que nous ne pouvons accepter que les protections de nos enfants soient sacrifiées faute de courage politique. Parce que le sérieux budgétaire n’est pas l’ennemi de la justice sociale : il est au contraire une garantie pour l’avenir.

Les résultats sont là. En juin, nous prévoyions un déficit de 5 milliards d’euros pour 2016. Je vous annonce aujourd’hui que ce déficit est revu à la baisse : il devrait se situer à 3,4 milliards d’euros seulement. Et j’annonce aux Français qu’en 2017, le régime général de la sécurité sociale sera à l’équilibre, pour la première fois depuis 2001. En 2017, avec 400 millions d’euros seulement de déficit sur près de 500 milliards d’euros de dépense, il n’y aura plus de « trou de la sécu ». Lire la suite.

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Interview de Marisol TOURAINE aux Echos : «En 2017, le « trou de la Sécu » aura disparu »

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Marisol TOURAINE a répondu aux questions de Solveig GODELUCK, Etienne LEFEBVRE et Grégoire POUSSIELGUE, pour une interview publiée dans Les Echos vendredi 23 septembre.

Vous pouvez lire l’interview ci-dessous ou sur le site des Echos en cliquant ici.

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INTERVIEW – La ministre des Affaires sociales et de la Santé dévoile ce qui va changer pour la Sécurité sociale en 2017. 4 milliards d’économies vont être réalisés sur l’assurance-maladie. De nouvelles taxes seront instaurées sur l’industrie du tabac.

Vous aviez indiqué que le déficit de la Sécurité sociale serait moins élevé que prévu cette année. Qu’en sera-t-il en 2017 ?

En 2017, le « trou de la Sécu » aura disparu. Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait. L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux, grâce à des réformes de structure pour mieux répondre aux besoins des Français, et ce sont des droits sociaux nouveaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la Sécu. L’équilibre de la Sécurité sociale, ce n’est pas qu’une affaire comptable. C’est un gage de confiance dans l’avenir de la protection sociale face aux risques de la vie. C’est rassurant pour les Français.

Comment se décomposent les comptes ?

Dès 2016, l’amélioration est forte : 3,4 milliards de déficit, au lieu de 5,2 milliards annoncés en juin. En 2017, trois branches sur quatre seront à l’équilibre, l’assurance-vieillesse dégagera un excédent de 1,6 milliard. Et l’assurance-maladie est en très nette amélioration, avec un déficit qui passe de 4,1 à 2,6 milliards. Cela est dû à des réformes de structure, parfois difficiles, que j’assume car elles ont permis d’améliorer les droits sociaux des Français. Je pense à la création du compte pénibilité, aux départs anticipés à la retraite, à l’augmentation jusqu’à 1.000 euros par an des prestations familiales pour les plus pauvres, à la généralisation du tiers payant, à la suppression des franchises médicales pour les plus modestes, à l’accès élargi à la CMU, à la hausse du RSA, à la prime d’activité. La droite, elle, annonce la couleur du retour en arrière.

Vous visez les candidats à la primaire…

Oui, tous les candidats à la primaire annoncent des déremboursements, des franchises et même des amendes pour les malades qui vont aux urgences. Ils jouent sur les peurs, en niant les résultats. Pourquoi continuer à alimenter les inquiétudes sur l’avenir des retraites alors que l’équilibre est rétabli durablement ? Désormais, on ne peut plus brandir l’argument du déficit pour justifier des politiques de régression sociale. La droite, en fait, porte une vision de la société qui privilégie l’assurance privée plutôt que la solidarité.

Lire la suite.

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En 2017, il n’y aura plus de « trou de la sécu ». La gauche fait le job.

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Les nouveaux chiffres du régime général de la sécu sont une très grande victoire pour toutes celles et tous ceux qui croient en l’avenir de notre protection sociale. Après 4 années de réformes structurelles, une nouvelle donne est clairement et durablement installée.

Il suffit de se projeter 5 ans en arrière pour le mesurer. Il y a cinq ans, la sécurité sociale perdait 17,5 milliards d’euros et les Français ne voyaient pas le bout du tunnel. Pire, ce déficit abyssal, lié à des années d’errements, servait à justifier le démantèlement de leurs droits sociaux. Franchises, déremboursements, forfaits… C’était le temps du « faire payer plus en protégeant moins ».

En 2012, j’ai pris cette situation à bras le corps. J’ai assumé. Assumé de dire que la situation était grave. Assumé de dire qu’il faudrait des efforts. Jamais par plaisir, mais toujours par responsabilité. Avec une exigence de chaque instant : moderniser notre protection sociale pour faire progresser les droits.

Les résultats sont là. Depuis 2012, le déficit n’a cessé de diminuer, année après année. En juin, nous prévoyions un déficit de 5 milliards d’euros pour 2016. Nous le revoyons encore à la baisse : il devrait se situer à 3,4 milliards d’euros seulement. En 2017, le régime général de la sécurité sociale sera à l’équilibre, pour la première fois depuis 2001.

Ces résultats viennent démentir les fatalistes qui, à droite, nous expliquent qu’il faudrait sabrer des pans entiers de notre protection sociale pour des raisons budgétaires. Pour les prétendants à la primaire qui rivalisent de proposition en ce sens, le temps de la clarification politique est venu. Quand vous proposez, Messieurs, Madame, de reculer l’âge de départ en retraite, de dérembourser 6, 10 ou 20 milliards d’euros de soins ou encore de rendre les urgences payantes, vous ne cherchez pas à redresser les comptes – ils sont rétablis. Vous faites un choix politique : celui de vendre notre protection sociale au privé. Assumez-le !

Cette nouvelle donne vient aussi démentir les fatalistes qui, à gauche, nous expliquent qu’en faisant des économies, on touche nécessairement à la protection des Français. C’est faux ! Nous avons fait l’inverse. 230 000 Français sont déjà partis à la retraite à 60 ans, 500 000 salariés ont déjà bénéficié de points pénibilité, les familles pauvres perçoivent 1 000€ de plus par an parce que leurs allocations ont été revalorisées, 70 000 places d’accueil des jeunes enfants ont été créées, les franchises médicales ont été supprimées pour 1 400 000 Français en situation de précarité, 15 millions de Français peuvent déjà bénéficier du tiers payant, les salariés bénéficient tous d’une complémentaire santé, plus de 4 millions de Français dont 500 000 jeunes ont touché la prime d’activité. La liste est encore longue !

Oui, c’est bien d’une nouvelle donne qu’il s’agit. Oui, la gauche fait le job. Et la gauche de Gouvernement assume ses responsabilités. Sachons collectivement le dire aux Français, sachons leur montrer combien le programme de la droite viendrait rompre cet équilibre et abimer leurs protections.

Marisol TOURAINE

 

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23ème Journée mondiale Alzheimer 2016 : sensibiliser sur la maladie et soutenir les aidants en activité professionnelle

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Près de 900 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer ou par une maladie apparentée. Trois millions de Français sont directement ou indirectement concernés par la maladie, qu’ils soient malades ou proches des personnes malades. La 23ème Journée mondiale Alzheimer est une journée de rassemblement et de mobilisation internationale pour les malades, leurs proches et aidants, les chercheurs et les professionnels de santé. Cette année, le thème retenu par l’association France Alzheimer est « proches aidants en activité professionnelle ».

De nouveaux droits pour les proches-aidants

« Ce sont tous les proches et tout l’environnement des personnes fragilisées qu’il faut prendre en compte. C’est pourquoi nous avons souhaité que le statut de proche-aidant soit reconnu : la loi d’adaptation de la société au vieillissement, promulguée le 28 décembre 2015, ouvre des droits nouveaux pour les 8,3 millions d’aidants en France », déclare Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

  • Le droit au répit pour l’entourage des personnes âgées en perte d’autonomie est une aide ponctuelle, dont le montant s’établit à 500 euros en moyenne. Elle peut ainsi servir à financer un hébergement temporaire de la personne aidée, ou un relais à domicile ;
  • Le congé pour le proche-aidant consiste en un assouplissement et un élargissement du congé de soutien familial, désormais ouvert aux aidants sans lien de parenté avec la personne qu’ils aident. Le décret d’application est en cours de concertation et paraîtra en novembre prochain.

Au-delà du soutien envers les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, le Gouvernement, les professionnels de santé et les associations sont mobilisés au travers du Plan maladies neuro-dégénératives (PMND) 2014-2019, qui propose une démarche nouvelle englobant plusieurs maladies dans une seule et même dynamique de progrès en matière de recherche, de soins et d’accompagnement. Les travaux actuellement menés dans l’ensemble des régions permettront de mettre en œuvre de nouveaux plans d’action d’ici la fin du mois d’octobre.

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Résultats de l’enquête ESPAD : les lycéens consomment moins d’alcool et de tabac

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Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, salue les résultats de l’enquête internationale ESPAD[1], qui confirment un recul sensible de l’usage d’alcool et de tabac chez les lycéens depuis 2011, surtout parmi les élèves les plus jeunes. Ces résultats encouragent le gouvernement à poursuivre la politique volontariste qu’il a engagée pour lutter contre le tabagisme et la consommation excessive d’alcool, en particulier chez les jeunes.

L’enquête fait apparaître que la consommation de tabac des élèves français (15-16 ans) a diminué de manière plus importante que dans les autres pays européens. Elle reste néanmoins supérieure à la moyenne européenne (26 % en France contre 22 % dans le reste de l’Europe). La consommation récente d’alcool des élèves de 15-16 ans en France est, quant à elle, dans la moyenne européenne : 47 %. Les lycéens français se révèlent en 2015 moins souvent expérimentateurs d’alcool qu’en 2011 (87 % contre 93 %) et les alcoolisations ponctuelles importantes (API) sont moins fréquentes en France que dans les autres pays concernés par l’étude. La France est un des pays affichant les plus fortes baisses entre 2011 et 2015.

La politique de prévention conduite par le gouvernement a contribué à ces résultats encourageants. En matière de lutte contre le tabac, Marisol TOURAINE a mis en œuvre des mesures fortes dans le cadre du Programme national de réduction du tabagisme (PNRT). Cette politique s’amplifiera avec la mise en place progressive du paquet de cigarettes neutre, engagée le 20 mai 2016. Le gouvernement est également mobilisé pour réduire la consommation excessive d’alcool chez les jeunes : la loi de modernisation de notre système de santé permet de lutter contre les phénomènes d’alcoolisation massive en renforçant les sanctions contre l’incitation des mineurs à la consommation habituelle ou excessive d’alcool et en interdisant l’offre ou la vente aux mineurs d’objets incitant à la consommation excessive d’alcool.

Toutefois, les résultats font apparaître que les lycéens accèdent encore trop facilement au cannabis et aux drogues illicites. Pour réduire la consommation de ces produits, le gouvernement entend poursuivre les actions de prévention et d’accompagnement prévues à l’égard des jeunes par le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives, en particulier l’accès aux Consultations jeunes consommateurs (CJC).

Consommation de tabac, alcool, cannabis et autres drogues en France et en Europe, à 16 ans – Résultats de l’enquête européenne ESPAD 2015

[1] L’enquête internationale ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs) initiée en 1995 permet de comparer les usages de substances psychoactives des adolescents de 15-16 ans scolarisés dans 35 pays européens, dont la France.

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Décès de Benoît LECLERCQ

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Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a appris avec émotion la disparition de Benoît LECLERCQ, ancien Directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Diplômé de l’Ecole nationale de santé publique (ENSP) en 1974, désormais Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), et titulaire d’une maîtrise de sciences économiques, Benoît LECLERCQ a d’abord été directeur du Centre Hospitalier de Villefranche-sur-Saône. Il a ensuite dirigé quatre CHU : celui de Dijon de 1993 et 1999, celui de Nancy de 1999 à 2003, les Hospices Civils de Lyon (HCL) de 2003 à 2006, puis l’AP-HP jusqu’en 2010.

Tout au long de sa carrière, Benoît LECLERCQ a remarquablement servi l’hôpital public, à travers ses différentes responsabilités. A l’AP-HP, il s’est attaché à transformer le premier CHU d’Europe en mettant en place l’organisation de groupes hospitaliers pour fédérer les 37 établissements de l’institution autour d’un projet commun. Il a mené à bien des réorganisations d’ampleur, nécessaires pour l’avenir du premier établissement de soins français, avec l’ensemble de la communauté médicale.

En octobre 2010, il avait été nommé Conseiller Maître en service extraordinaire à la Cour des comptes, fonction exercée jusqu’à sa retraite.

Marisol TOURAINE adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches, ainsi qu’aux équipes qui ont travaillé avec lui.

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Marisol TOURAINE à Esvres & Beaumont-Village

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Marisol TOURAINE était à Esvres, samedi 17 septembre 2016, pour la première édition du festival « Ô Val de l’Indre », organisé par la communauté de communes du Val de l’Indre. Elle y a été accueillie par Cathy MÜNSCH-MASSET, vice-Présidente du Conseil régional, Alain ESNAULT, Président de la CCVI et de nombreux élus locaux.

Elle a ensuite participé à la traditionnelle Foire aux Melons de Beaumont-Village, où elle a été accueillie par le Maire Joël BAISSON, Pierre LOUAULT, vice-Président du Conseil départemental et de nombreux élus locaux.

Cliquez sur le cliché ci-dessous pour voir les photos de ces manifestations.

Marisol TOURAINE à Esvres & Beaumont-Village

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Campagne de l’Assemblée des départements de France (ADF) : STOP à la désinformation !

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Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, Ségolène NEUVILLE, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’Exclusion, et Pascale BOISTARD, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, condamnent avec une extrême fermeté la campagne indigne et mensongère de l’Assemblée des départements de France (ADF), intitulée « Disparition des moyens d’actions des Départements ». Face à une droite qui divise, elles réaffirment leur engagement pour faire vivre une valeur essentielle : la solidarité.

Marisol TOURAINE déclare : « Alors que les politiques de solidarité que nous menons depuis 2012 ont pour objet de sécuriser les Français et de garantir la dignité de chacun, l’ADF choisit d’inquiéter. Elle ment aux Français. Contrairement à ce que prétend l’ADF, l’Etat assume ses responsabilités. C’est une campagne de désinformation honteuse lancée pour des raisons purement politiciennes. »

L’ADF prétend que le RSA ne sera plus payé. C’est faux. Conscient des difficultés rencontrées par certains départements, l’Etat a proposé, en 2016, de prendre en charge l’intégralité du financement de ce revenu minimum, soit plus de 10 milliards d’euros par an. L’ADF a joué la politique du pire en déclinant l’offre de l’Etat. Elle dramatise une situation qu’elle a en partie créée. Face à la polémique et à l’invective, le gouvernement fait le choix de l’action dans l’intérêt des Français : le projet de loi de finances pour 2017 contiendra des dispositions pour soutenir les départements et relancer la politique essentielle de l’insertion sociale et professionnelle.

L’ADF prétend que les personnes âgées ne pourront plus être aidées à leur domicile. C’est faux. La loi d’adaptation de la société au vieillissement (loi ASV), entièrement financée par l’Etat, apporte aux départements près d’un demi-milliard d’euros par an pour la revalorisation de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Concrètement, cela permet de financer jusqu’à 1 heure par jour d’aide à domicile supplémentaire et de baisser les sommes directement payées par plus de 600 000 personnes. L’ensemble des dispositifs de la loi ASV porte l’effort annuel pour les personnes âgées à 700 millions d’euros. Les départements ont reçu l’intégralité des crédits nécessaires dès mars 2016. Il n’est pas acceptable qu’ils privent nos concitoyens des avancées majeures de cette loi.

L’ADF prétend que les enfants ne pourront plus être gardés. C’est faux. La garde d’enfants au domicile des parents et dans les crèches est largement financée par la Sécurité sociale, via la Prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) et le Fonds d’action sociale de la branche famille. La solidarité nationale finance massivement ces deux prestations, à hauteur de 12,5 milliards d’euros pour la PAJE et de 4,6 milliards d’euros pour le Fonds d’action social.

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Suicide du Professeur Jean-Louis MEGNIEN : Marisol TOURAINE demande à l’AP-HP de mettre en œuvre sans délai les recommandations de l’IGAS

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Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, rend publique aujourd’hui la synthèse de la mission de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) chargée d’analyser les conclusions à tirer des causes du suicide du Professeur Jean-Louis MEGNIEN le 17 décembre 2015 à l’hôpital européen Georges Pompidou (HEGP). Dans un courrier adressé à la ministre, l’IGAS considère que le rapport complet de la mission constitue « un document (…) non publiable au sens de la loi », en particulier parce qu’il contient « de nombreuses informations qui relèvent de l’intimité de la vie privée du défunt ».

La mission conclut que « les constats établis, s’ils visent à éclairer les circonstances de survenue du drame du 17 décembre 2015, ne sauraient suffire pour autant à l’expliquer ». Elle note néanmoins cinq manquements dans la prise en compte et le traitement des circonstances dans lesquelles il est intervenu, alors même que des bonnes pratiques auraient pu s’appliquer. La mission observe que ces manquements n’ont pas permis un « traitement optimal » des tensions au sein de la communauté médicale. Sur cette base, elle formule un ensemble de recommandations pour améliorer la gestion des conflits médicaux et la prévention des risques psychosociaux chez les praticiens au sein de l’HEGP et de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Marisol TOURAINE demande à l’AP-HP de mettre en œuvre sans délai l’intégralité de ces recommandations. Certaines ont déjà été engagées par l’AP-HP dans le cadre de son plan d’action du 4 janvier 2016. Par ailleurs, sur la base du travail complémentaire confié à l’IGAS le 16 février et dont les conclusions approfondies sont attendues cet automne, Marisol TOURAINE annoncera prochainement une série d’actions pour améliorer la détection et la prévention des risques psychosociaux de tous les professionnels de santé.

Pour Marisol TOURAINE, « le travail de compréhension présenté aujourd’hui était une exigence absolue : nous le devions à la mémoire de Jean-Louis MEGNIEN ; nous le devions aux équipes de l’HEGP ; nous le devions enfin à tous les professionnels des hôpitaux. Le travail engagé doit se poursuivre et sera complété lors de la présentation du second volet du rapport de l’IGAS consacré à la détection et la prévention des risques psychosociaux dans l’ensemble des établissements hospitaliers. »

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G7 des ministres de la santé à Kobé : la nécessité d’une coopération internationale sur le prix des médicaments s’impose.

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Les 11 et 12 septembre se tenait la réunion des Ministres de la Santé du G7 au Japon. L’occasion aussi pour moi d’échanger directement avec mon homologue japonais, qui m’a fait part de son admiration pour le modèle social français et sa grande solidarité en direction des plus fragiles. L’occasion, également, d’approfondir le travail commun de la France et du Japon pour l’innovation. A l’Université de Keio à Tokyo, j’ai assisté à la démonstration d’un robot permettant notamment aux personnes handicapées à la suite de un accident de retrouver l’usage de leurs jambes. A mes côtés, Yves LEVY, Président de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, a signé une convention avec le Président de l’Université de Keio pour accroître nos échanges universitaires en matière de recherche.

A Kobé, j’ai porté devant mes homologues du G7 l’exigence de coopérer face aux défis que posent à nos systèmes de santé les prix élevés des innovations de rupture. C’est un enjeu majeur, sans doute l’un des plus importants de ce XXIe siècle. Le Président de la République s’est personnellement engagé dans ce débat : comment concilier le développement de traitements thérapeutiques radicalement innovants avec la soutenabilité de nos systèmes de santé ? Des traitements innovants si chers qu’ils ne pourraient être achetés, ce n’est pas soutenable économiquement, ce n’est pas supportable moralement. La France a ainsi demandé à l’OCDE de réaliser une étude diagnostique pour évaluer la soutenabilité des dépenses pharmaceutiques à moyen terme et de mettre en place un groupe d’experts de haut niveau pour formuler des propositions. Il sera installé dans les toutes prochaines semaines. A Kobé, j’ai rappelé que la question de l’accès aux médicaments innovants concerne tous les pays, sans exception : parce que tous les pays sont confrontés au risque de se retrouver face à des médicaments innovants inaccessibles car trop chers. Discussions intéressantes, utiles surtout : l’exigence de la coopération s’impose à tous. Rendez vous est fixé lors de la réunion des Ministres de la santé de l’OCDE prévue le 17 janvier 2017 à Paris pour poursuivre ces échanges. La communauté internationale doit se serrer les coudes et je continuerai à me battre en ce sens. Parce qu’il en va de l’avenir de nos systèmes de santé, comme de l’avenir du financement de l’innovation.

Marisol TOURAINE

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Attentat de Nice : Marisol TOURAINE renforce les moyens pour pérenniser l’accompagnement médico-psychologique des personnes traumatisées

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Deux mois après l’attentat de Nice, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, renforce les moyens mobilisés pour pérenniser l’accompagnement médico-psychologique des blessés et des témoins. Le dispositif initialement mis en place
doit désormais évoluer pour répondre, dans la durée, aux besoins des victimes : un suivi à la fois accessible, pérenne et spécifique, notamment pour les enfants et les adolescents. Le nouveau dispositif s’appuie sur le renfort de professionnels spécialisés. Il s’accompagne de nouveaux droits pour les personnes impliquées dans ce drame.

Le dispositif d’urgence médico-psychologique mis en place immédiatement après l’attentat a permis à 3 505 personnes de consulter un professionnel spécialisé dans la psychiatrie de catastrophe, issu du réseau national des cellules d’urgences médico-psychologiques (CUMP). La ministre a décidé de faire évoluer ce dispositif afin de garantir un suivi adapté et durable des personnes traumatisées.

Des moyens renforcés pour les structures d’accueil médico-psychologique

Les structures d’accueil médico-psychologique (centres médico-psychologiques et centres de consultations psychiatriques en service hospitalier) ont déjà reçu à cet effet un premier renfort de 6 professionnels, répartis en 2 équipes, financé par le ministère : la première sur le site du Centre hospitalier universitaire Pasteur (un psychiatre, un psychologue, un secrétaire) et la seconde sur le site du Centre hospitalier Lenval (un pédopsychiatre, un psychologue et un secrétaire).

De nouveaux droits pour les personnes traumatisées, blessées et/ou témoins

La prise en charge des personnes traumatisées dans ces structures est totalement gratuite.

Pour compléter ce dispositif et s’assurer qu’une réponse adaptée est apportée à chaque besoin, Marisol TOURAINE a décidé aujourd’hui de permettre aux victimes, blessés et/ou témoins du drame, de bénéficier en plus, sur la base d’une prescription délivrée par leur structure d’accueil, de forfaits de 10 séances auprès d’un psychologue, remboursées chacune à 50 euros.

« Grâce à l’engagement exceptionnel des professionnels de santé, l’Etat est présent depuis le début aux côtés des victimes. Il continuera à assumer ses responsabilités, en déployant tous les moyens pour s’assurer qu’elles bénéficient d’un accompagnement adapté tout le temps qu’elles en ont besoin. », a déclaré Marisol TOURAINE.

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Lutte contre la pauvreté : aux fatalistes, je dis que oui, la donne est en train de changer

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Dans son rapport annuel publié hier, l’INSEE indique que la diminution de la pauvreté observée en 2013 a été confirmée en 2014. Faut-il s’en satisfaire ? Evidemment non. 13,3% de nos concitoyens restent en situation de pauvreté. Je sais les situations dramatiques qui continuent de frapper nombre de Français et l’angoisse, vécue par beaucoup, de ne pas parvenir à boucler le mois, l’impression de ne jamais voir le bout du tunnel. Mais ces résultats sont un puissant démenti opposé à ceux qui, depuis longtemps, ont choisi le camp de la résignation.

Parce qu’ils ne sont pas le fruit du hasard : ils vont à rebours de la hausse ininterrompue du taux de pauvreté observée dans notre pays entre 2008 et 2012. Et parce qu’ils ne s’inscrivent pas davantage dans un mouvement international lié à l’éloignement de la crise : alors qu’il baisse en France, le taux de pauvreté continue d’augmenter dans l’Union européenne et notamment chez nos voisins allemands et britanniques. Ces modèles que l’on nous ressert à l’envi ont un coût. Celui de la paupérisation acceptée. La France est l’un des pays européens où le taux de pauvreté est le plus faible – inférieur de près de 4 points à la moyenne de l’UE.

Comment expliquer, alors, cette réalité ? Par une volonté politique sans faille et un engagement réaffirmé avec force depuis 2012 : mobiliser l’ensemble des services publics et les acteurs locaux pour renforcer l’inclusion sociale et économique, pour lutter et prévenir toute exclusion.

Une logique clairement établie – prévenir, protéger, réparer -, un plan dédié présenté dès 2013 avec un déploiement progressif. A terme, c’est-à-dire l’an prochain, ce sont environ 2,6 milliards d’euros supplémentaires qui seront redistribués chaque année à 2,7 millions de ménages parmi les plus en difficulté. Cela revient à une somme d’environ 1 000 euros en moyenne par an et par ménage concerné.

Les minima sociaux et les prestations familiales ont été revalorisés. La hausse de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans permet de prendre en charge les enfants le plus tôt possible et de renforcer les chances de chacun. La mise en place de la Garantie jeunes et son allocation spécifique  permettent de soutenir et d’accompagner les jeunes les plus en difficultés. Un nouvel outil de soutien de l’activité professionnelle, la prime d’activité, a bénéficié à près de 4 millions de Français : tous les mois, la prime accompagne les ménages modestes, elle encourage la reprise d’un emploi.

Nous avons aujourd’hui une preuve concrète, tangible, que la mobilisation porte ses fruits. Elle nous invite à poursuive, à redoubler nos efforts. Comment ? En innovant. Nous avons entamé un grand chantier de réforme des minima sociaux. Dès les prochaines semaines, une 1ère étape consistera à mettre en place un système plus simple et plus lisible : renforcer l’accès aux droits en ne demandant plus sans cesse les mêmes paperasses, faire en sorte que les montants versés aux bénéficiaires évoluent de manière moins erratique pour éviter les trop-versés, apporter de nouvelles garanties et de nouvelles sécurités. La grande perspective de cette réforme, c’est la mise en place d’une allocation socle ouverte à tous ceux qui en ont besoin, adaptée aux spécificités de chacun – je pense par exemple aux personnes âgées ou handicapées.

Les situations de pauvreté s’accompagnent bien souvent de sacrifices insupportables pour ceux qui y sont confrontés, notamment celui de renoncer à se soigner. Le Secours populaire y a d’ailleurs consacré une étude hier. Là aussi, nous agissons. Et là aussi, la donne est en train de changer. La Commission des comptes de la Santé a indiqué hier qu’en 2015, le reste à charge des Français avait diminué, comme cela a été le cas chaque année depuis 2012. Avec la généralisation du tiers payant, avec les mesures que nous avons prises pour permettre à près de 600 000 Français supplémentaires d’accéder à la Couverture maladie universelle (CMU) et à l’Aide à la complémentaire Santé (ACS), nous continuons à avancer.

Nous tenons nos engagements et nous le faisons avec détermination. Détermination réaffirmée face au discours porté par la droite. Face à ceux qui considèrent que lutter contre la pauvreté, c’est avant tout faire de la charité, nous répondons par l’inclusion sociale. Et nous nous souvenons des mots de Victor Hugo, s’adressant à la droite à la chambre des députés : « Vous voulez la misère secourue, moi, je la veux supprimée ». Face à ceux qui dépeignent les pauvres comme des assistés, les chômeurs comme des fainéants, nous répondons que notre République ne reconnaît que des citoyens. Parce que croire en la République sociale, c’est faire de la lutte contre les inégalités une priorité. Je continuerai à porter ce combat.

Marisol TOURAINE

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Signature de la convention d’objectifs et de gestion 2016-2020 de la Mutualité Sociale Agricole

Min2014-092
Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, et Christian ECKERT, Secrétaire d’État chargé du Budget et des Comptes publics, ont signé ce jour la convention d’objectifs et de gestion de la MSA pour la période 2016-2020, avec Pascal CORMERY, Président de la Caisse centrale de la Mutualité Sociale Agricole (CCMSA) et Michel BRAULT, Directeur Général
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La convention d’objectifs et de gestion (COG) signée ce jour au ministère de l’agriculture renouvelle le partenariat stratégique entre l’État et la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour la période 2016–2020.

Cette nouvelle COG se déploie sur une période de 5 ans, en cohérence avec la durée du mandat des administrateurs de la MSA, afin qu’elle soit pleinement en phase avec la gouvernance politique du réseau et le mandat des administrateurs.

Cette nouvelle convention répond à une double exigence : la poursuite du renforcement de la qualité de service au bénéfice des agriculteurs et des salariés agricoles d’une part, la performance de gestion du système de protection sociale d’autre part.

Après avoir salué le travail accompli et les résultats obtenus dans le cadre de la précédente COG, les ministres ont souligné que cette nouvelle convention donne au réseau les moyens humains et financiers adaptés pour assurer sa mission de service public et poursuivre ses actions au sein des territoires ruraux. Les moyens alloués répondent au double souci de performance de gestion et de maillage des territoires ruraux.

Les moyens de l’action sanitaire et sociale sont par ailleurs reconduits avec une enveloppe de 30 M€ annuelle destinée à accompagner les agriculteurs en difficulté face aux crises.

Enfin, les ministres ont encouragé la MSA, avec le concours de l’État, à se mobiliser dans le déploiement de nouvelles missions, au service de la modernisation de l’ensemble de la sphère sociale.

« La signature de cette nouvelle convention d’objectifs et de gestion 2016-2020 est un acte fort marquant le partenariat stratégique de confiance entre l’État et la Mutualité Sociale Agricole au service d’une protection sociale agricole performante et ambitieuse », se sont félicités les trois ministres.